Interview vidéo de Thomas Huriez / 1083

 

1083, c’est la distance en kilomètres qui sépare les deux villes les plus éloignées de France : Menton au sud-est et Porspoder, un petit village au nord de Brest. Notre concept est de fabriquer des jeans à moins de 1083 km de nos clients. Nous nous sommes lancés il y a 5 ans et avons créé depuis à peu près une cinquantaine d’emplois grâce aux commandes de nos clients.

Ce que nous avons voulu faire en 2018, c’est élargir notre offre au service sur-mesure qui a fait l’objet d’un travail de recherche avec le R3iLab et NETEC, la société qui nous a permis de développer tous les outils informatiques.

Chez 1083, nous sommes très attachés à deux principes sur la question du Made in France. D’une part il s’agit de la transparence car elle engendre la confiance auprès de nos clients et sans elle, il n’y a aucune chance qu’ils acceptent de nous accompagner dans cette démarche de relocalisation. Parfois il y a un petit surcoût ou des délais de livraison, et sans ce lien de confiance nous ne pouvons pas avancer durablement.

Le deuxième point est notre vision du Made in France au maximum. Généralement certaines marques font le Made in France au minimum, c’est à dire juste assez pour avoir l’étiquette ou le tampon Made in France. Nous c’est vraiment l’idée de le faire au maximum pour que le plus d’argent de la dépense du consommateur irrigue l’économie locale. Quand vous achetez un jean 1083 89 euros, il y en a 87 qui irriguent l’économie locale. Pour un jean lambda vous payez la TVA et le commerçant en France. Pour un jean 1083 vous payez la TVA et le commerçant en France, mais aussi la marque, l’atelier de confection, le tissage, la teinture et même la filature en France. Il n’y a que 2 euros qui n’irriguent pas l’économie locale pour l’instant : il s’agit du coton bio que nous importons et des boutons rivet que nous n’avons pas encore réussi à relocaliser mais que nous espérons arriver en 2018 à refabriquer en France.