La rubanerie et le biais en France

Le ruban, longtemps l’apanage des riches et des puissants, a connu en France une mécanisation précoce du fait de son utilisation particulière en lien, bordure et ornement : les métiers « à la benjamine » s’activent dès le XVIIème siècle, et c’est vers la fin du XVIIIème siècle que les métiers mécaniques, puis les métiers Jacquard adaptés à sa production industrielle, sont introduits à Saint-Étienne, capitale incontestée du ruban. Si celui-ci n’est plus autant utilisé aujourd’hui, les Stéphanois s’attachent à son patrimoine et continuent de faire vivre son savoir-faire, autant pour les exigences de la haute couture que les besoins techniques de l’industrie aéronautique.
Du ruban en satin aux sangles de sécurité, la société Satab, née en 1905, compte parmi les confectionneurs de textiles étroits et utilise tout autant des métiers bois artisanaux que des métiers automatisés. Mode, ameublement, packaging, santé, ou industrie aéronautique : la production est entièrement intégrée en Haute Loire à Saint-Just-Malmont et s’accompagne d’un bureau de style et d’un laboratoire de recherche qui permettent une grande liberté de création, et un contrôle méticuleux de la qualité.
Légèrement plus au Nord, l’entreprise stéphanoise AJ Biais est une autre société de fabrication de rubans pour la confection. Après la naissance de Jaboulay Biais, en 1980, l’activité se diversifie au fil des décennies au travers de nombreux autres produits comme la hausse de ceinture ou l’agrafe de soutien-gorge. En 2007, la fusion avec la structure Alpha Biais marque l’émergence d’AJ Biais, qui étend sa production sur des marchés très variés, de la mode à l’automobile.
Le salon Made in France Première Vision accueille chaque année une sélection d’acteurs qui proposent aux maisons de luxe et aux studios des grandes marques, leurs expertises et leurs services en matière de composants textiles.