Pierre Schmitt, Philea 2/3

« Toutes les démarches qui peuvent faciliter le travail en filière sont capitales, car aujourd’hui dans le secteur textile, vous ne pouvez malheureusement plus faire cavalier seul, ce que beaucoup de sociétés ont entrepris trop longtemps.

Je crois que c’est un problème culturel – les Italiens par exemple travaillent toujours plus ou moins en filière organisée – et il a fallu du temps pour que l’ensemble des acteurs prenne conscience de la nécessité de ce système.

Chacun maîtrise une étape de production mais pas toutes : entre la matière première, la filature, le moulinage, la teinture, l’impression et la finition, il y a beaucoup d’entreprises différentes. De nos jours vous êtes réellement capable de faire un produit Made in France à partir du moment où vous rassemblez un maximum de savoir-faire. Tout seul il est très difficile d’être crédible, c’est une question de bon sens.

À notre modeste petite échelle en Alsace, au travers des entreprises qui englobent l’ensemble des techniques de teinture, tissage, etc., nous avons la possibilité de montrer à nos clients que malgré toutes les disparitions d’entreprises, il existe toujours une filière qui ne demande qu’à revivre. »

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