Myriam Joly, Joly Chaussettes 2/3

« Le cœur de ce que j’aime faire, c’est vendre ce que je produis. Quand j’étais toute petite, j’allais déjà au marché avec ma grand-mère vendre les oeufs de la ferme, et de la même façon, il me paraissait intéressant de vendre un produit textile issu de mon élevage. Cela a évolué au fil du temps puisqu’en 2007, quand j’ai repris l’atelier de fabrication de chaussettes, j’ai changé de métier : je suis passé de la partie production de fibres à la partie transformation, ce qui implique évidemment que les quantités ont changé.

En revanche, j’avais déjà développé le savoir-faire de la vente directe car depuis 30 ans, je tisse un lien avec mes clients au travers de la vente à distance, qui m’a permis de constituer un fichier de 100 000 personnes dont 30 000 actives, et qui s’est évidemment transformée ces dix dernières années. En réalité ce n’est même pas une transformation puisqu’il s’agit d’un tout autre canal digital, internet, qui vient s’ajouter à la vente papier. Je reste encore très attachée, tout comme mes clients, au catalogue, au courrier papier.

La marque Missègle s’est constituée sur les piliers fondamentaux de mes valeurs personnelles, que j’aime défendre et promouvoir : c’est à dire des matières de qualité, une fabrication française chez nous dans un atelier rural, un sentiment de fraternité dans le sens où l’on aime accueillir nos clients, qu’ils puissent avoir une écoute et prendre leur temps. Tout cela, c’est ce que l’on retrouve dans la marque Missègle et que les gens nous renvoient aujourd’hui de façon très forte dans leur ressenti. »

missegle.com